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« Promets-Moi » d’Emir Kusturica

Déjà deux fois lauréat  de la Palme d’Or pour Papa est en Voyage d’Affaires en 1985 et Underground en 1995, Emir Kusturica se lance à nouveau dans la Compétition avec ce film intitulé Promets-Moi. Comme le titre l’indique, l’histoire de ce long-métrage, dont l’action se déroule dans la campagne serbe, repose sur plusieurs promesses que Tsane (Uros Milovanovic) fait à son grand-père (Aleksandar Bercek) mourant : tout d’abord, celle de franchir les trois collines qui séparent leur village de la ville la plus proche pour vendre leur vache Cvetka au marché ; deuxièmement, d’acheter une icône et un souvenir avec l’argent récolté ; et troisièmement, tâche plus difficile, de trouver une épouse…

Promets-Moi raconte ainsi la promesse qu’un adolescent fait à son grand-père de devenir un homme à son retour du village. Venant enrichir l’œuvre de celui qui a été Président du Jury en 2005, ce nouveau conte excentrique sur les tribulations de la vie dans les Balkans invite le spectateur à découvrir un monde différent tout en abordant des thèmes universels.

 

Conférence de presse: 

 

Le réalisateur Emir Kusturica a répondu ce samedi aux questions des journalistes à propos de son film Promets-Moi présenté aujourd’hui en Compétition. Il était entouré pour cette conférence de presse des producteurs Olivier Delbosc et Marc Missonnier et des comédiens Miki Manojlovic, Marija Petronijevic, Uros Milovanovic, Ljiljana Blagojevic et Aleksandar Bercek.

Emir Kusturica sur le point de départ du film : « Ça me rappelle les contes de fées japonais : « va en ville, fais-y quelque chose et reviens à la campagne. » C’était une petite idée amusante, et puis j’avais envie de faire quelque chose de plus simple que d’habitude. Mais finalement, ça a été plus compliqué que je ne l’imaginais… C’est le premier film de ma carrière que j’ai fait sans dépassement de budget ni de temps. C’est très nouveau pour moi, et c’est peut-être dû au fait que le film est produit par ma femme … »

Emir Kusturica sur l’ambiance du tournage : « Je dois dire que je me suis amusé. C’était aussi long que d’habitude, mais dans une atmosphère de création bien meilleure avec tous les comédiens. C’est un film qui est situé hors de toute vie citadine, ça se passe près de mon village, en plein air, dans ce qui est pour moi la plus belle région d’Europe. »

Emir Kusturica sur sa carrière : « Depuis mes débuts, avec Te Souviens-tu de Dolly Bell, je fais à chaque fois le même film. C’est comme si je réalisais toujours un premier film et que je ne le terminais jamais. »

Emir Kusturica sur l’évolution du cinéma : « J’aime le cinéma américain des années 70, mais c’est un esprit qui a disparu dans les années 80. C’est la technologie qui a détruit tout ça : comme le dit Naomi Klein dans le livre « No Logo », nous sommes tous devenus des adolescents globalisés. Hollywood détourne le regard des gens de toutes les questions cruciales qui se posent à l’Humanité. Nous sommes encore quelques-uns à nous intéresser à ces questions, mais le problème, c’est que nous sommes de plus en plus marginalisés. Je ne parle pas de moi, car je n’ai jamais voulu être mainstream, mais de gens qui voudraient refaire aujourd’hui des Taxi Driver ou des Raging Bull… Aujourd’hui, les personnages de losers, de marginaux, sont évacués. Il faut être à la mode, ne pas se poser trop de questions, et juste s’amuser. Je n’ai rien contre le divertissement, mais je crois qu’on doit aussi inclure les autres dimensions de l’Humanité. Cannes a toujours ouvert grand ses portes à ceux qui se posent ces questions. C’est pourquoi je suis heureux d’avoir passé presque toute ma vie à Cannes ! C’est un lieu qui garde l’esprit de films comme Taxi Driver. »

Emir Kusturica sur sa méthode de travail : « Je suis le seul canal par lequel l’idée de départ transite, de mon esprit vers le papier, puis du papier vers le plateau. Ce n’est pas une méthode de tournage très rassurante. Pour un thriller par exemple, quand vous avez un bon scénario, vous n’avez pas grand-chose à faire comme réalisateur. Mais si vous voulez faire un film énergique et qui a aussi du sens, vous devez être comme un chef d’orchestre, qui doit faire jouer tous les instruments ensemble. Ca demande un engagement total. »

 

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Chatelin Bruno
(filmfestivals.com)

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