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Biennale Cinema: main features of the 77th Venice Film Festival

The 77th Venice International Film Festival will run from September 2 to 12, 2020.

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Netflix et Venise : le point de vue contradictoire de l AFCAE " une erreur historique de la Mostra"?

Le débat n est pas nouveau, et voici une position très tranchée et très indépendante émanant de l AFCAE

Pour sa 76° édition, Alberto Barbera, délégué général de la Mostra de Venise, a sélectionné en compétition deux films produits et distribués par Netflix. Dans Le Film Français du 23 août, il se justifie : « Si (Netflix) propose un film, je ne vois pas quelles pourraient être les raisons de le refuser hormis sa qualité. Ce sujet est pour le moment d’actualité mais dans deux ou trois ans tout aura changé. C’est déjà, d’une certaine manière, une problématique du passé. Il est vrai toutefois, qu’il y a un problème entre les circuits de salles et les plateformes. Mais on ne peut pas demander à un festival de prendre en charge un problème qui fait partie de l’industrie du cinéma dans sa globalité ».

Alberto Barbera fait une double erreur historique : par son analyse et sa position. Dans le cas où les films de Netflix ont une qualité suffisante, la question n’est pas de savoir s'ils doivent être sélectionnés mais COMMENT : avec une sortie en salles comme tous les autres titres ? En compétition ?

La Mostra est la plus ancienne des manifestations cinématographiques. Elle s’est construit un prestige et une réputation qui sont son plus précieux capital. Son statut : une vitrine haut de gamme qui donne à une vingtaine de titres privilégiés une rampe de lancement à résonance mondiale.

Le débat sur la présence de Netflix dans les grands festivals a déjà trois ans et l’on peut en tirer des enseignements. L’an dernier, Roma a été primé à Venise puis récompensé aux Oscars. Cela valide-t-il la stratégie de la Mostra ? Question de point de vue. Du côté de Netflix et de la Mostra : oui, assurément. Pour le film, rien n’est moins sûr. Ce titre majeur n’a pas bénéficié d’une véritable exposition sur grand écran, c’est une première dans l’histoire et un gâchis, la négation de la nature du cinéma comme spectacle collectif à forte valeur sociale. Autre question sensible : combien de spectateurs pour Roma ? Nul ne le sait. Aucune communication de la plate-forme à ce sujet. Une étude du CNC de décembre 2018, à partir d’un échantillon d’abonnés Netflix, a montré que le film était relégué en énième position. Un lion d’or mexicain en noir et blanc, sans casting, tombé dans les limbes des algorithmes. Il est tout de même surprenant qu’un Festival dont la mission est de préparer les films à leur sortie, soigne ses happy few mais demeure indifférent aux conditions dans lesquelles LE PUBLIC reçoit (ou pas) un film couronné.

À Cannes, il y a deux ans, nombre de commentateurs considéraient que la présence de Netflix dans les grands festivals « sans conditions » faisait partie du « sens de l’histoire », comme si c'était un impératif, que tout était écrit d’avance et que la logique libérale non régulée devait forcément s’imposer. En 2019, pourtant, revirement de ces mêmes commentateurs qui considéraient que la sélection de Cannes (sans Netflix) était la meilleure depuis des années. Ce qui paraissait inéluctable en 2017 devenait hors sujet en 2019. L’illustration éloquente de ce changement est l’écho limité et la diffusion restreinte d’Okja de Bong Joon-Ho, produit par Netflix en 2017, et la Palme d’or avec un énorme succès public pour Parasite du même cinéaste. Lequel déclarait qu'il conditionnerait désormais toute éventuelle collaboration avec Netflix à une sortie en salles. Saluons au passage la position du Festival de Cannes dans son attachement à la primauté de la salle.

La vérité est que nous sommes à un moment charnière. Les festivals sont à un endroit symbolique et stratégique, c’est un non-sens de dire qu’ils sont en dehors de l’industrie.
Le délégué général d’un festival a un pouvoir extraordinaire : dire oui ou non. Et s’il dit oui, il a un éventail de possibilités : compétition, hors-compétition, séances spéciales…
En festival, la dimension artistique prime sur les considérations commerciales : la vocation d’un grand film est d’être d’abord découvert en salle. Soyons sérieux : imagine-t-on les chefs-d’œuvre de Kubrick, de Fellini, de Kurosawa se dispenser de l’écrin d’un grand écran. Valider, banaliser l’absence de sortie est une formidable régression.

Depuis soixante ans, les chaînes de télévisions nationales, si elles veulent avoir leur place au soleil sur le Lido, respectent des règles, coproduisent les films, les diffusent APRÈS leur diffusion en salles. Les plateformes mondiales seraient dispensées de facto de ces obligations ? L’intérêt général des films passe ainsi après l’intérêt particulier d’une société puissante et la vue à court terme d’un Festival largement financé sur fonds publics. On oblige bien les petites entreprises à payer leurs impôts quand les multinationales pratiquent l’optimisation fiscale, les règles changent en fonction de l’envergure de l’opérateur. Et pourtant, la concertation entre les principales manifestations (Cannes, Venise, Berlin), en front commun face à Netflix, pourrait encore contraindre la plate-forme à réétudier sa position. Rien n’est irréversible et le casse-tête de la diffusion du prochain film de Martin Scorsese dit bien que rien n’est réglé.

Mais au fond, le plus important, c’est la différence de « nature » qu’il y a entre les plateformes et les producteurs et diffuseurs traditionnels, une différence qui devrait sauter aux yeux de la Mostra. Le fondement de la plate-forme, c’est l’algorithme. L’idée qu’un consommateur de films REPRODUIT des comportements et que cette reproduction par incitation récurrente permet d’anticiper la consommation et d’augmenter la rentabilité d’un système. C’est la voie vers une uniformisation des films et des goûts qui vont avec ; les signatures servant de tête de gondole de luxe à un fonds de commerce basé sur le mainstream. Alejandro Iñárritu va en ce sens en dénonçant « la dictature de l’algorithme », pour les auteurs comme pour les spectateurs. Alors que le cinéma d’auteur, c’est le domaine de l’imprévisible, du prototype, de l’aléatoire. Le moteur du spectateur de films d’auteur, c’est l’esprit de découverte, la curiosité.

Netflix, c’est comme un grande chaîne de restaurants qui voudrait décrocher trois étoiles au guide Michelin. Elle en a l’ambition, les moyens financiers mais ni l’esprit et encore moins la vocation. Soutenir et relayer cette ambition sans négocier, c’est trahir la mission originale d’un grand Festival qui doit défendre les œuvres avant tout.

François Aymé, Président de l’AFCAE (Association Française des Cinémas Art et Essai)

*Marriage Story de Noah Baumbach et The Laundromat de Steven Soderbergh.

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About Mostra Internazionale d Arte Cinematografica Venice


Oldest festival in the world, MOSTRA is Non-specialised competitive event for features and shorts. Two competing sections and three Prizes: the Golden Lion, the Lion of the Year and the Lion of the Future to best director`s debut film.

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