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Où en sera le festival de Cannes dans cinq ans ? le mot du Président

Le mot du Président Gilles Jacob

Où en sera le festival de Cannes dans cinq ans ?

Il paraît que la politique, c’est l’art de répondre à des questions qu’on ne vous a pas posées.
Ce ne sera pas mon cas aujourd’hui.
On nous demande souvent : et où en sera le festival de Cannes dans cinq ans ?
La seule question qui vaille à mes yeux, c’est l’avenir du cinéma d’auteur indépendant, donc le futur des festivals de cinéma, ce qui est au fond la même chose.
J’ai longtemps cru que le cinéma était une voie royale où l’on passait de Lumière à Griffith, de Méliès à Stroheim, d’Eisenstein à Ford, de Chaplin à Keaton, voire plus récemment d’Almodovar à Cronenberg. Mais non, cela ne marche pas comme cela.
Comment réalise-t-on qu’une époque est finie et qu’une autre commence ?
Bien sûr, il y a les dates, souvent liées à des avancées technologiques : l’arrivée du parlant, de la couleur, du scope, du 70mm, du relief, du cinérama, de l’Imax, de la vidéo, du numérique, d’Internet, du nouveau relief…
Il y a les périodes historiques : les guerres, mai 68…
Il y a les écoles, les genres, les pays, les talents…
Il y a les modes, le côté cyclique des choses.
Mais que se passerait-il si une époque s’achevait sans que la suivante ne s’annonce ?
Aux dernières nouvelles, le cinéma que nous aimons, le cinéma debout, original, singulier, le cinéma des chemins de traverse, serait déclaré mort par les légistes de la pensée unique.
Mort ? Mort.
Disparus les talents, retirée du monde la poésie, et allons déjeuner.
Une tendance se dégage en effet chez certains commentateurs, anglo-saxons notamment, qui posent comme un fait établi la mort du cinéma d’auteur au profit de l’objet-film.
Ce cinéma-là n’aurait plus de spectateurs, il est donc en voie de disparition. Seuls subsistent encore quelques épigones financés par des aides d’Etat. Gance, s’il était là aujourd’hui, se réfugierait dans la BD. Fritz Lang, Pabst et Dreyer, dans le jeu vidéo, Welles referait la Guerre des mondes à la radio. Godard, lui, s’obstine encore à jouer en double au tennis avec trois professeurs.
Mais peut-être faut-il se faire à l’idée, au contraire, que le cinéma n’existe pas encore, du moins dans sa forme définitive (qui n’arrivera jamais), ni même dans sa forme future, et que l’heure de la redécouverte des sensations créatrices n’a pas encore sonné. Ou si elle se prépare à le faire, ce sera sur le gong, non plus d’un Rank de la vieille Angleterre, mais d’un pays d’orient. Proche ou extrême.
Le poids des ans prendrait-il le dessus sur un cinéma occidental essoufflé, intimidé par sa propre histoire et par sa longue filmographie ? La spontanéité et l’énergie l’auraient-elles déserté pour migrer vers d’autres territoires ?
Une chose est sûre : le centre se déplace sans cesse : il faut se rendre à Bucarest pour renifler une nouvelle vague, à Tel Aviv pour se recommander de Jacques Becker, à Hong-Kong ou à Séoul pour que le polar se régénère à coup de lyrisme, de réalisme et de pétarades. Et, pas si loin de là, à Pékin pour que l’esprit de Rossellini ressurgisse, laissant à la vieille Europe le romantisme, le psychologisme et la misère post-bergmanienne de l’homme sans dieu.
Les cinéastes de l’est et de l’extrême est, ceux de la nouvelle génération, ne sont pas regardants sur le respect des règles, la tradition, ils seraient plutôt du genre : Jetons les livres et sortons dans la rue, pour évoquer un titre célèbre ! En matière d’idées visuelles, ils ne sont jamais à sec.
Créativité, trop plein d’énergie, singularité, ces jeunes cinéastes lointains n’ont de cesse de se soustraire au déterminisme consensuel du cinéma d’avant. Ils n’en connaissent que des bribes et s’en trouvent très bien. Ils réinventent.
Quand Truffaut avait un problème de mise en scène, il convoquait les mânes de Renoir ou d’Hitchcock. Il est douteux que Ozu, Mizoguchi, Naruse ou Kurosawa soient ainsi questionnés. Aujourd’hui, ce seraient plutôt Gabin, Ventura, Jean-Pierre Melville qui est un pont à lui tout seul entre les cultures.
Et si tout n’était qu’un recommencement plutôt qu’un renoncement ? Mais alors dans quelle direction chercher pour faire redécouvrir le rêve, le plaisir de dire moteur ! Le cinéma indépendant n’est pas un ensemble de données, ni affaire de générations, c’est une attitude.
Celle d’Alain Cavalier qui, en toute liberté, avec un appareil minuscule et un budget inexistant, campe dans l’intime ?
Celle d’un Jean-Jacques Beineix abandonnant le cinéma pour la marine à voile, comme si la toile blanche de son catamaran devenait l’écran de la redécouverte ?
Celle du sentiment amoureux ?
Le jour où la danse nuptiale de la caméra glorifiera à nouveau le corps, les yeux et la bouche de la femme aimée sur un hologramme pixélisé au format évolutif, alors ce jour-là, un grand pas sera fait sur le chemin des nouveaux départs.

En attendant, le festival de Cannes a décidé d’apporter sa petite pierre en soutien aux créateurs indépendants. Profitant que son nouveau site bénéficie d’une bande passante agrandie, nous voulons offrir cette plateforme à tous les films présentés en sélection officielle qui le souhaiteront, lors de leur sortie en salle. L’idée est de présenter au public, particulièrement au public jeune, les 5 premières minutes du film et non pas la sempiternelle bande-annonce qui finit par éteindre le désir. Est-ce Altman ou Renoir, j’ai oublié, qui disait que les grands créateurs étaient à leur meilleur dans la première et la dernière bobine ? Souhaitons que l’internaute, délaissant consoles et game-boys, soit tenté de se précipiter dans la salle la plus proche pour découvrir la suite. Espérons, pour le meilleur succès des créateurs. Nous ne faisons aucune différence entre leurs films. Ils sont là, quelque part, dans l’atmosphère, autour de nous. Ils sont là, disponibles, en chimique, en numérique, en électrique, en code binaire, en VOD, en virtuel, nous les sentons, ils nous entourent, ils nous veulent du bien. Ne les abandonnons pas

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Chatelin Bruno
(Filmfestivals.com)

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