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Nantes démarre sur du RAI

Le Festival des 3 Continents s’est ouvert mardi dernier (25 novembre) avec une cérémonie égayée par les notes raï du chanteur algérien Abderrahmane Djalti, en hommage au programme qui fête l’année de l’Algérie à Nantes.

Les célébrations pour le 25ème anniversaire des 3 Continents ont été inaugurées par les frères Jalladeau, Alain et Philippe, fondateurs et directeurs du festival depuis ses débuts, avec une brève évocation des souvenirs qui ce 25 ans emportent. On a ainsi très succinctement et très modestement parcouru l’histoire d’un festival qui a fait de la curiosité et de la soif de découverte ses traits marquants. Les Jalladeau ont d’une part rappelé la triste mort des certaines cinématographies, comme celle d’Indonésie, et la disparition des certains cinéastes chers aux 3 Continents, le Philippine Lino Brocka, l’Egyptien Salah Abou Seif, le Brésilien Glauber Rocha, mais se sont en suite réjouis de la naissance ou renaissance d’autres cinémas, comme celui d’Argentine, et de la parution de nouveaux grandes cinéastes, souvent découverts juste à Nantes, de Hou Hsiao-hsien à Kiarostami jusqu’à Wong Kar-wai. Les autres moments notables de la cérémonie, fermée par la projection de Drifters (A la dérive), dernier film du Chinois Wang Xiaoshuai, déjà réalisateur du célèbre Beijing Bicycle, ont étés la présentation de la rétrospective « Grands moments et découvertes », conçue pour célébrer le quart de siècle du festival, qui a vu l’invitation sur planches de trois cinéastes représentatifs des trois continents et de trois générations, le Brésilien Nelson Pereira Dos Santos, un des pères du Cinéma Novo, qui fête cette année les quarante ans de sa Sécheresse, le Tunisien Nacer Khemir, primé à Nantes pour ses Baliseurs du Désert en 1984 et le porte-manteau du jeune cinéma chinois, Jia Zhang-ke, double vainqueur de la Montgolfière d’Or, en 1998 pour Xiao Wu et en 2000 pour Platform, et l’introduction au projet « Produire au Sud » qui s’acharne au soutien de la production dans les pays du Sud su monde, et particulièrement aux réalisations de jeunes producteurs et de cinéastes aux premiers essais.

Côté films, la compétition de Nantes nous a fait le régal de quelques belles découvertes. A commencer notamment par un petit chef d’œuvre en provenance du Kazakhstan, Les petits gens de Nariman Turebaiev. En narrant les très savoureuses mésaventures des copains et colocataires Bek et Max, qui vivent de petits travails de vente sur la rue, Turebaiev compose un portrait très fort, décapant et hilarant mais aussi profondément humaine du malaise d’une ville, Almaty, et d’une gens, les Kazakhs, serrés entre la sombre réalité de la longue crise économique du post-communisme et les fantasmes d’un riche ailleurs - l’Europe, l’Occident. Mais Turebaiev révèle également un sens distingué pour la mise en scène, à travers des plans d’une grande précision et justesse, où jamais rien n’est hors lieu ou inessentiel : une rigueur de mise en scène qui est à la base de la réussite comique des gags du film, mais qui est aussi la trace évidente et assurée du regard d’un vrai cinéaste. Un auteur véritablement capable de saisir et restituer l’âme d’une personne qu’on rencontre très brièvement dans la rue le seul temps d’un instant, d’un cadre. A signaler que Les petits gens est une production qui avait été sélectionnée pour « Produire au Sud ».

Les autres belles surprises de la compétition nantaise ont été jusqu’à ce moment-ci, le Malais Min de Ho Yuhang et l’Argentin Les gants magiques de Martin Rejtman. Première œuvre d’un chinois de Malaisie, Min est un film de grand mystère et beauté qui s’alimente de plans fixes soigneusement composés et de dialogues fragmentaires qui restent toujours réticents dans l’explication des dynamiques intérieurs des personnages. Tant mieux : Ho nous délivre un film fascinant et mouillé d’un sens empreignant de manque et de vide, qui transperce tout au cours de la quête de sa vraie mère menée par la jeune protagoniste adoptée, et qui est gâté seul un moment par une épiphanie finale un peu prévisible. Les gantes magiques, troisième film de l’Argentin Rejtman est au contraire une comédie très amusante et toujours surprenante sur les temps de la récession qui s’est abattue sur ce pays d’Amérique Latine. Tout comme le gèle imprévu et hors d’ordinaire qui va conduire les protagonistes à s’embarquer dans le redoutable commerce de ces « gants magiques » chinois, le film de Rejtman est un objet insolite et difficilement classable, fait d’un humour glacé mais corroborant, de plans statiques mais pas figés, de personnages névrosés et extravagants mais toujours lucides et attachants. Une œuvre fraîchement bizarre qu’impose un univers loufoque et un style si pertinent que les obsessions et les manies de ses protagonistes paraient se réfléchir dans l’inexorable exactitude de la mise en scène.

Hors de films en compétition, on doit obligatoirement faire mention de la rétrospective du cinéma chinois « Des origines à la 5ème génération ». Une impayable occasion pour les cinéphiles de découvrir des trésors presque inconnus en Occident, sinon par leurs distants échos ; comme dans le cas de La divine (1934) de Wu Yonggang, superbe mélo muet sur une puissante figure de mère courage prostituée, interprété par Ruan Lingyu, la Garbo chinoise, dont on connaissait le renom grâce au biopic consacré à Ruan par le cinéaste hong-kongais Stanley Kwan. Ou comme Le printemps d’une petite ville (1948) de Fei Mu, considéré de plusieurs experts comme un des ou peut-être le plus beau film chinois de tous les temps, une splendide histoire de vibrants passions niées, emprisonnées par les lacets du respect de l’honneur, de la tradition et de l’amitié et captées dans des plans-séquences de la plus moderne subtilité, qui a été objet l’année dernière d’un très beau remake, primé à Venise, de la part de Tian Zhuangzhuang. Découverte sous tous rapports pour Deux étoiles dans la voie lactée (1931) de Shi Dongsan, formidable mise en abîme du pouvoir du cinématographe au service d’une histoire d’amour contrarié, encore une fois, par le respect des contraints sociaux et du sens du devoir : les fils de la vie et de la représentation s’entrelace dans un crescendo musical (les continues références à la musique et au chant font songer à une utilisation très définie de l’accompagnement musical) qui débouche sur un final lancinant qui par puissance et douloureuse dignité du renoncement rappelle celui, soixante-deux ans plus tard, du scorsesien Age de l’innocence.
Une toute dernière citation pour la trouvaille, dans la section anthologique des grands moments du festival, d’un chef d’œuvre oublié : Manille, dans les griffes de la nuit de Lino Brocka. Œuvre puissant, généreuse et sans compromis d’un cinéaste engagé par excellence, ce film qui date du 1975 survie impérissable aujourd’hui pas seulement comme témoignage de la violence, du désespoir et de la misère de la vie dans une métropole du Troisième Monde, mais aussi comme attestation éclatante d’une urgence de cinéma qui sait surmonter toute difficulté, économique ou de censure, pour renvoyer à l’indignation et à l’amertume du cinéaste devant l’éternelle défaite des purs de cœur et de leurs illusions.

Paolo Bertolin

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